Mouvance Partenia

Cet espace est ouvert aux membres de la  MOUVANCE PARTENIA  et  à leurs amis
  

carte2.jpg

Nous luttons contre la pauvreté et contre l'exclusion, là où nous habitons

 Vos contributions sont les bienvenues.     
Vous pouvez les envoyer à gerardw@spiritains.org     MERCI !

                                                                                                                                                                   Présentation de    Partenia 2000 

 
       
    ANNUAIRE DES SITES AMIS                                     LES  VIDEOS                                   LIVRE D'OR


En 2008, rendez vous aussi sur :
http://avenirpartenia.over-blog.com/

Transmis par Gisèle Decocq  (Partenia 77)

 

Chers tous !

Je ne saurais trop vous recommander la lecture du livre dont je vous mets en pièces jointes la première et la dernière de couverture. Il est intervenu sur France 3 voici environ deux semaines. (entre 22 h 30 et 23 h 00).

Lisez-le, vous ne serez pas déçus. Cela réconforte de voir que certains ecclésiastiques sont courageux et son discours rejoint totalement celui de Jacques GAILLOT quant à la justice.

Bises à tous et à + Gisèle









En 2008, nous voulons prendre du temps pour réfléchir sur un sujet qui nous tient à cœur : 
l’avenir de Partenia.
Chacun est invité à répondre à trois questions (cf. la consultation)
C’est l’occasion aussi de nous rappeler que certains avaient déjà pris la parole en 2005, à l’occasion des 10 ans de Partenia. Les témoignanges des uns et des autres avaient été rassemblés par Pierre Pierrard.
 
Avez-vous lu le livre « A nous la parole » ?
 
 

et

http://avenirpartenia.over-blog.com/


File1141.jpg


 
 
Publication du "Livre blanc pour une politique de la France en Afrique responsable et transparente" par la Plateforme citoyenne France-Afrique
livreblanc.jpgLivre blanc pour une politique de la France en Afrique responsable et transparente, Plateforme citoyenne France-Afrique, L’Harmattan, 2007, 160 p, 13,50 euros.
Ce Livre blanc pour une politique de la France en Afrique responsable et transparente reprend une grande partie des travaux du "Sommet citoyen France-Afrique" organisé en France en février 2007, alimentés par des propositions de la campagne « 2007 : état d’urgence planétaire, votons pour une France solidaire ! », coordonnée par le CRID. Il se fait également le relais de l’ "Appel des organisations de la société civile africaine pour une autre relation et la France avec l’Afrique" finalisé lors du Forum Social de Nairobi en janvier 2007 par 150 organisations africaines.
Le texte de cet a ouvrage a été consolidé par la "Plate-forme citoyenne France-Afrique" créée à l’issue du printemps électoral 2007 dans le but d’assurer le suivi des engagements de campagne des candidats, à commencer par ceux du président élu, Nicolas Sarkozy. Publié 6 mois après l’élection de ce dernier, ce Livre Blanc tire un premier bilan d’une politique de rupture qui se fait attendre.
Pour les contributeurs de cet ouvrage (militants des droits de l’Homme, responsables d’ONG, journalistes), la nécessité de rénover en profondeur et rapidement les relations franco-africaines apparaît pourtant comme une nécessité, du fait de la multiplication des tensions et des incompréhensions dans ces relations (politique migratoire, interventions militaires mais aussi « humanitaires », discours de N. Sarkozy à Dakar, etc.).
Chapitre après chapitre ils appellent de leur vœu une politique de la France en Afrique au service de la démocratie, une politique transparente, contrôlée par le Parlement et les citoyens, respectueuse des droits économiques, sociaux et politiques des Africains. Ils prônent également une remise en cause des outils de domination militaire, linguistique et monétaire, une meilleure utilisation de la coopération multilatérale et enfin, une politique migratoire respectueuse des droits des migrants. Un véritable défi lancé aux nouveaux dirigeants français.
 
La plateforme citoyenne France-Afrique
  La plateforme citoyenne France-Afrique a été crée en juin 2007 au sein du CRID, suite à l’organisation du "Sommet alternatif citoyen France-Afrique" de Bamako en novembre 2005 (en partenariat avec la CAD Mali) et à celle du "Sommet citoyen France-Afrique" de février 2007 à Paris.
  Cette plate-forme associative a notamment pour but de promouvoir auprès des élus une politique de la France en Afrique responsable et transparente, dans le prolongement du travail d’interpellation sur les relations franco-africianes initié par la campagne « 2007, état d’urgence planétaire, votons pour une France solidaire ».
  Les organisations participantes sont : CCFD, Secours Catholique, Oxfam France Agir Ici, Survie, Ipam, Peuples Solidaires, Mouvement de la Paix, Cimade, ATTAC, Réseau Foi et Justice Europe-Afrique
  Ses axes de travail sont :
  • Suivi du plaidoyer mené auprès des décideurs français dans le cadre de la campagne 2007 et du sommet citoyen France-Afrique
  • Elargissement des actions de plaidoyer au cadre européen. Participation au sommet Europe Afrique de décembre 2007 au Portugal.
  • Veille sur l’actualité politique, économique et militaire des relations franco-africaines
  • Echanges réguliers d’information et actions communes avec les plates-formes associatives existantes (Dette & Développement, Paradis fiscaux et judiciaires, Publiez ce que vous payez !, groupes-pays, etc.)
  • Relais des mobilisations, campagnes menées par des organisations de la société civile africaines
 
Interview de Fabrice Tarrit à la radio (RFI), 
le 20 février 2008 : 


 
Libération  - QUOTIDIEN : lundi 21 janvier 2008
 Le livre

et-pourtant.jpg

«Et pourtant je me suis levée tôt…», journal d’une précaire
S.F.  
Elsa Fayner est journaliste.
Pendant la campagne présidentielle, elle a entendu parler de «revalorisation du travail», de la trop grande propension à «l’assistanat» des salariés. Du trop faible «goût du risque» des jeunes, rêvant tous de devenir fonctionnaire…
Elle décide alors de se plonger, pendant trois mois, dans le quotidien de travailleurs précaires. Elle trafique son CV, se fait recaler d’un poste de caissière («Ici, la moyenne, c’est Bac + 3 ou 4»), subi les tests des agences d’intérim (des pages d’exercices alternant additions ou fautes d’orthographe à corriger). Puis elle aligne les emplois plus ou moins précaires. Elle apprend à parler au présent (le temps de «l’action, de l’état de mise en possession» du client) dans un call center. Fait connaissance avec de «gentils managers en baskets» et rencontre surtout le temps partiel à 740 euros par mois, devenue vendeuse de hot-dogs chez Ikea. Puis découvre le «service de la couverture» et la résignation, une fois rejoints les rangs des employés d’étage dans un hôtel.
Le livre est vivant, jamais caricatural, qui toujours prolonge les témoignages et les anecdotes, drôles ou pénibles, par des analyses chiffrées et des paroles d’experts.
 
Et pourtant je me suis levée tôt,  Elsa Fayner.  
Editions du Panama.  280 pp. 15 €.
 
Transmis par  Jean Pierre Schmitz 

Les fêtes sont maintenant derrière nous.
Alors voici un petit rappel de notre prochain "café-bouquin" qui aura
lieu le mardi 15 janvier 2008 de 18H30 à 20H30  au 68 rue de Babylone
et sera un échange sur le livre:
"Musulmane mais libre"
de Irshad Manji

Grasset réédité en Livre de Poche (N° 30527), 2006, 6 EURO
Cette réunion est bien entendu ouverte à toutes les personnes intéressées.
Rappelons que cet ouvrage a fait l'objet d'une recension dans la revue
Parvis N° 34.
Bonne et Heureuse année à toutes et tous

FHE/GC

mus-.jpg

Amely-James Koh Bela :« Mon combat contre la prostitution »
 
samedi 16 juin 2007, 15h24
 
Amely-James-Koh-Bela.jpgAmely-James Koh Bela milite depuis plus de 10 ans contre la prostitution africaine en France et en Europe. Dans son nouvel ouvrage, Mon combat contre la prostitution, publié aux éditions Jean-Claude Gawsewitch, elle dresse un constat terrifiant. Prostitution enfantine, prostitutions féminine et masculine... A travers de nombreux exemples observés sur le terrain, bien souvent au péril de sa vie, elle révèle des pratiques révoltantes et des vérités dérangeantes. Elle répond aux questions d’Afrik.com.
 
Certaines familles africaines vivant en Europe et en France en particulier prostituent des enfants, avec l’accord implicite des parents restés au pays que cet argent fait vivre. Tel est le constat qu’a fait Amely-James Koh Bela, originaire du Cameroun au hasard d’une enquête menée dans le milieu africain de France à la fin des années 1980. Dès lors, cette femme dont le courage n’est plus à démontrer, n’a cessé de se battre à travers son association Label’Vie devenue aujourd’hui Mayina, pour dénoncer cette odieuse exploitation sexuelle de ces enfants scolarisés dans ce pays, patrie des Droits de l’Homme et qui font des « passes » après le goûter et les devoirs. Des enfants mais également des jeunes femmes qui se retrouvent sacrifiés au prétexte d’aider leur famille à sortir de la misère. Grâce à dix ans d’investigations qui l’ont menée de ville en ville, de restaurants en bordels clandestins, très souvent au péril de sa vie, Amely-James Koh Bela a recueilli de nombreux témoignages de proxénètes, clients ou jeunes prostitués, des témoignages à la fois émouvants, bouleversants et troublants qu’elle a consigné dans ce livre qui lui sert de pont pour d’autres projets. Malgré ce sentiment de travail accompli, le combat continue pour cette infatigable battante.
 
Afrik : Pouvez-vous revenir sur la genèse de ce roman ?
Amely-James Koh Bela :Juste après mon arrivé en Europe à la fin des années 1980, j’ai décidé d’écrire un livre, L’enfer au paradis, un message aux jeunes Africains où je leur demandais d’envisager d’autres alternatives que le départ. J’essayais de leur faire comprendre que dans les années 2000 l’Europe se fermerait au Sud et s’ouvrirait à l’Est et qu’il y aurait dès lors toutes sortes de politiques pour qu’ils n’entrent pas. Je voulais qu’ils prennent conscience de cela mais surtout qu’ils comprennent qu’ils ont tout ce qu’il faut sur place pour se développer. Afin de mener ce projet à bien, j’ai décidé de faire une enquête dans le milieu africain de France. C’est ainsi que j’ai rencontré trente associations de trente pays différents. Et c’est en inquêtant dans ce milieu que j’ai découvert le trafic de petits garçons prostitués à domicile. Mon livre n’a pas été publié mais cela m’a permis de découvrir ce problème de la prostitution et d’en faire ma bataille.
 
Afrik : La prostitution des mineurs « dans l’intimité des appartements » est justement un des grands thèmes de ce livre...
Amely-James Koh Bela : C’est l’une des premières choses qui m’a choquée : cette prostitution à domicile des petits garçons de 5 à 10 ans, qui font des passes entre le goûter et leurs devoirs. J’ai assisté à ce type de scène, c’est véritablement cela qui m’a fait réagir. C’est ahurissant que cela puisse arriver aujourd’hui en France, surtout quand on connaît le système social français.
 
Afrik : Justement, de ce fait, on a du mal à imaginer que les adultes autour de l’enfant, ne serait-ce que les maîtresses à l’école, ne parviennent pas à déceler quelque chose...
Amely-James Koh Bela : Les maîtresses ne peuvent pas déceler quoi que ce soit parce que l’enfant est conditionné dès le départ. On lui a fait comprendre que c’était normal, tous les enfants font ça mais qu’il ne faut pas en parler. Quand je rentre dans une maison et qu’un enfant de 8 ans me dit pendant que je parle à sa mère : « ne fait pas du mal à ma maman, si je fais ça c’est pour que mes sœurs viennent, ce n’est pas grave ». A cet âge là, on ne sait pas ce que l’on raconte. Pour tomber sur ces enfants, il faut qu’il y ait un flagrant délit ou que l’enfant parle. A ce propos, je pense que chacun a sa responsabilité, notamment les pouvoirs publics et la Préfecture en particulier. Quand on régularise une femme qui soit disant vit dans un petit HLM et survit en faisant des ménages et que la même femme fait entrer quinze enfants dans le pays qu’elle reconnaît comme étant les siens et qu’on la régularise dans les deux ans, moi je demande des comptes à la Préfecture. Personne ne se pose la question de savoir où sont ces enfants, qu’est ce qu’ils font. Ce qui est vraiment dommage, c’est qu’aujourd’hui des personnes innocentes qui désirent faire venir leurs enfants payent pour ces comportements car elles ont bizarrement droit aux enquêtes sans fin. Puis, il faut dire qu’il y a des personnes qui n’hésitent pas marabouter ces enfants. J’ai eu des témoignages de certaines associations de Paris qui ont eu des enfants maraboutés, complètement traumatisés et effrayés car ils pensaient que s’ils disaient quelque chose, ils allaient devenir fou ou mourir.
 
Afrik : S’agit-il là des choses qui ont été vérifiées car en France et en Occident en générale, beaucoup doutent des pouvoirs des marabouts ?
Amely-James Koh Bela : Je peux citer par exemple le cas de ce garçon qui avait été accueilli par une association de la région parisienne qui a d’ailleurs refusé que je la cite dans mon livre, chose que je regrette vraiment car elle a un vivier d’informations. Elle m’a cité des cas concrets d’enfants qui font des crises énormes de transe la nuit au point qu’il faut au moins quatre adultes pour les maintenir. Elle n’a pas voulu que j’en parle parce que ces enfants ne seraient pas officiellement répertoriés comme des enfants prostitués, et comme ils sont mineurs, il faut les protéger.
 
Afrik : Pourquoi ce livre arrive maintenant ?
Amely-James Koh Bela : Ce second livre est différent du premier qui était le cri de douleur d’une femme, une révolte, un choc, et où je voulais interpeller les consciences et pour se faire j’ai choisi la manière violente, en rapportant les événement comme je les avais vécus durant mes enquêtes. Pour ce dernier livre, il y a donc beaucoup de témoignages sur les différents aspects de ce trafic. J’ai décidé de me mettre à côté et de donner la parole aux « victimes » parce que même les femmes qu’on traite de proxénètes, ont elles-mêmes subi des violences dans leur enfance. Elles sont aussi victimes en quelque sorte de ce système, même les clients sont victimes car ils sont convaincus que l’argent qu’ils donnent nourrit les parents des filles prostituées et non les milieux mafieux du monde. J’ai donc donné ici la parole à tous les acteurs de ce milieu, les proxénètes, les prostituées, les clients, les trafiquants, etc...
 
Afrik : Quelle a été votre démarche pour recueillir les différents témoignages ? Ce n’était pas trop dangereux ?
Amely-James Koh Bela : C’était effectivement très dangereux, j’en parle d’ailleurs dans le livre. Il s’agit en réalité de témoignages que j’ai recueillis lors des enquêtes que j’ai faites à la fin des années 1980 et 1990, j’en ai près de 1000. J’en ai mis une partie dans le premier livre, une autre ici et les autres serviront pour d’autres causes. Beaucoup de ces témoins ne sont plus de ce monde aujourd’hui car j’avais pris des cas vraiment extrêmes, des gens qui portaient en eux les séquelles de ce trafic, par exemple des filles malades du sida en fin de vie, d’autres complètement droguées et d’autres avec des infections très graves, toujours dans cette optique de choquer afin de réveiller les consciences. Aujourd’hui j’ai encore des contacts avec d’autres filles qui restent dans ce milieu. C’est mon plus grand drame à l’heure actuelle, ne pas avoir réussi à les sortir de là parce que finalement, elles n’en sortent jamais. Soit elles deviennent proxénètes elles-mêmes en faisant venir des sœurs qu’elles font travailler à leur compte, soit elles deviennent serveuses dans un bar où elles se font tripoter les fesses, ou alors elles épousent des clients.
 
Afrik : Vous consacrez une grande partie du livre à ce que vous appelez les « mammas ». Qui sont-elles ?
Amely-James Koh Bela : Les « mammas » sont les piliers de ces réseaux. Il faut savoir que les personnes qui organisent ces réseaux de prostitution sont des femmes africaines, il n’y a pas d’hommes. C’est la particularité des réseaux de prostitution africaine. En Afrique, ce sont les femmes qui dirigent tout. Elles gèrent la maison, éduquent les enfants et se débrouillent parallèlement pour tenter de gagner leur vie en faisant notamment des petits commerces. C’est donc naturellement qu’on les retrouve en train de trafiquer. Aujourd’hui lorsqu’on regarde ces femmes proxénètes on peut être choqué par leur comportement mais je voudrais qu’on les regarde autrement. Il faut tenter de les comprendre, comprendre comment on en arrive à vendre son enfant. Souvent elles ont elles-mêmes subies des choses terribles durant leur enfance et elles ne font que les reproduire. La société africaine tolère aujourd’hui ces pratiques parce que les gens sont dans une misère psychologique et économique mais aussi parce que cela vient de l’Homme blanc. Tout ce qui vient du Blanc est toujours beau même la pire des choses. Pour moi, si ces femmes peuvent construire ces réseaux, elles sont également les seules à pouvoir les détruire. C’est pourquoi la sensibilisation au problème de la prostitution passe par ces femmes, elles sont donc pour moi aujourd’hui des véritables partenaires et non des ennemies.
 
Afrik : C’est paradoxale ce que vous dites, surtout lorsqu’on lit cet extrait de votre roman : « les plus grandes violences faites aux femmes en Afrique sont faites par les femmes » ?
Amely-James Koh Bela : Tout est dans l’attitude parce que lors que vous rencontrez l’une de ces femmes et que vous lui dites qu’elle vend une enfant, elle ne comprend même pas ce que vous dites parce que dans sa tête elle est persuadée du contraire. C’est ça le pire. Il s’agit pour elle d’un processus normal de la tradition que la société africaine a toléré. Elle se dit : « j’ai une copine qui est en Europe, je lui envoie ma fille pour qu’elle ait des amants blancs dans l’espoir qu’elle puisse ainsi trouver un mari. Et la copine aide ma fille à s’en sortir, on n’est pas dans la prostitution ». Je suis déjà tombé sur des « mammas » qui me disaient : «proxénétisme, ça veut dire quoi ? Traduit-le moi en langue locale ». Et comme on n’a aucune explication à lui fournir, elle en conclut donc que si ce mot inventé par les Blancs n’existe pas dans nos langues locales, c’est que le proxénétisme n’existe pas. Ces femmes lorsqu’elles donnent leur enfant à un proxénète, considèrent que faire ce geste c’est exécuter la volonté de Dieu parce que l’enfant est venu sur terre pour sauver la famille, autrement il ne serait pas là. Elles sont vraiment dans cette logique. Elles ne ressentent aucune culpabilité parce qu’elles ne pensent pas faire quelque chose de mal, au contraire il s’agit pour elles d’un geste maternel, d’amour : elles aident leurs enfants à rencontrer un Blanc qui pourrait les épouser et aider ainsi leurs frères et sœurs à venir en France ou en Europe.
 
Afrik : Vous parlez également du manque de soutien des certaines associations et ONG à votre égard. Comment l’expliquez-vous ?
Amely-James Koh Bela : J’ai effectivement souffert du manque de soutien de certaines associations de femmes qui ont mis en doute mes affirmations, juste par ignorance de ce problème ou parce qu’ils ne l’ont jamais vu. Heureusement beaucoup d’autres m’ont soutenu pendant toutes ces années. Au cours de certaines conférences, des femmes africaines sont venues à mon secours en disant à ces associations : « on vous interdit de dire qu’elle ment parce que c’est elle qui est dans la vérité que vous ne connaissez pas. Nos filles, lorsqu’elles viennent vous voir, il y a des choses qu’elles ne vous diront pas et qu’elles lui diront à elle, car vous n’avez pas la bonne couleur et aussi parce qu’elles la connaissent. Ce qu’elle dit, c’est vrai. Ce que nous ne voulons pas c’est qu’elle le dise en public. »
 
Afrik : Vous évoquez aussi le phénomène plus marginal semble-t-il des jeunes prostitués africains ?
Amely-James Koh Bela : Il n’est pas si marginal que cela parce qu’il est actuellement en plein boom. C’est juste que les gens n’y font pas attention. Ce phénomène constitue le moyen le plus facile pour les hommes mariés et parfois pères de famille, des étudiants, hétérosexuels ou non de se faire beaucoup d’argent aussi bien de manière occasionnelle que régulière. C’est un phénomène devenu très banal. Certains sont conscient et assument parfaitement ce qu’ils font, alors que d’autres refusent de le faire et considèrent qu’il s’agit juste d’un accident de parcours et se cachent.
 
Afrik : Dans ce roman, vous mettez surtout en garde les jeunes femmes africaines contre le danger des sites de rencontre sur Internet que vous qualifiez « d’armes de destruction massive »?
Amely-James Koh Bela : Pour moi Internet tel qu’il est utilisé aujourd’hui est une arme de destruction massive. Beaucoup de jeunes femmes africaines se connectent sur ces sites où en à peine deux minutes, elles vont dévoiler leurs organes génitaux à des inconnus, juste parce qu’il s’agit d’hommes blancs qui leur promettent monts et merveilles. J’ai rencontré trop de filles qui ont été piégées ainsi, elles ont envoyé des photos d’elles nues à des inconnus qui sont partis les vendre. Aujourd’hui les proxénètes se mettent aussi au multimédia, ils utilisent la High-Tech pour leur bizness. Je demande aussi aux filles de respecter certaines valeurs, si elles commencent à se brader ainsi en livrant leur intimité après une minute de connexion sur Internet, aucun homme ne pourra les respecter. Si aujourd’hui ces hommes leur crachent, leur pissent dessus, bref n’ont aucune considération pour elles, c’est parce qu’elles ne leur ont donné aucune raison de les respecter. Mon but est avant tout de leur expliquer qu’Internet est un véritable nid de personnes très dangereuses. Nous avons à ce propos un grand projet qui s’appelle « Internet autrement » ; nous allons discuter avec tous les jeunes dans tous les pays subsahariens pour leur montrer qu’on peut utiliser Internet autrement.
 
Afrik : Maintenant que ce livre est sorti, quels sont vos projets à venir ? On suppose que le combat continue, que vous n’allez pas vous arrêtez là...
Amely-James Koh Bela : Effectivement, le combat continue jusqu’au bout, je ne lâcherai pas. Ce livre était pour moi un pont. Ce livre dépasse aujourd’hui le domaine de la prostitution dans la mesure où on est vraiment dans un combat identitaire. Je passe de la prostitution aux conditions d’immigration des Africains parce qu’aujourd’hui la prostitution est seulement une conséquence de la situation africaine. Beaucoup de personnes partent du continent en espérant gagner dignement leur vie en Europe, mais une fois ici elles se retrouvent dans ce milieu sans vraiment le vouloir. Avec mon association Mayina, on va donc faire un bon pour tout simplement montrer qu’il ne suffit pas de traiter les conséquences mais il faut aussi voir les causes en utilisant par exemple nos traditions, nos cultures. Voir dans nos cultures ce qui nous prédispose dès le plus jeune âge à ces comportements. Dès lors qu’on aura réglé ces problèmes, l’africain pourra alors peut-être changer l’image qu’il a de lui-même, avoir confiance en lui. Le but de ce livre est d’amener les africains à avoir une autre image d’eux-mêmes qui ne soit pas dévalorisante et surtout d’amener les Européens à voir l’Afrique autrement qu’un continent de malheureux, d’incapables, de personnes qu’il faut aider tout le temps. Il sert aussi à dire aux jeunes Africains que l’Afrique a de l’argent, qu’elle est riche, s’ils veulent partir qu’ils préparent bien leur voyage afin de ne pas tomber dans ces réseaux de prostitution ou alors qu’ils restent et tenter de faire avancer les choses sur place. Voilà donc mes combats à venir, repositionner l’image de l’Africain et de l’Afrique dans le monde, changer l’image que les Européens ont de l’Afrique, amener ainsi des prises de conscience chez des Africains qui vont leur permettre de penser d’une nouvelle façon. Il faut miser sur les femmes en premier parce que je l’ai dis au début, ce sont elles qui tiennent ce continent. Le but ultime est de créer de véritables réussites africaines qui seront fêtées, médiatisées, pour montrer à tous sur le continent que nous pouvons réussir. Il y a également un autre grand projet avec les enfants à travers le continent et pleins d’autres choses après.
 
Afrik : Vous allez mener ces combats à travers votre association Mayina ? Pouvez-vous nous dire quelques mots à propos de cette association dont vous venez de changer de nom ?
Amely-James Koh Bela : L’association qui s’appelait auparavant Label’Vie porte désormais le nom de Mayina qui veut dire en langue Boulou, une langue Bantou du Sud et Centre du Cameroun mais qu’on trouve aussi dans la forêt équatoriale en Afrique centrale, « Je veux que ». C’est au sein de cette association où il y a une grande équipe que nous avons décidé de dérouler ces projets dont je viens de vous parlez.
 

41XwanajWHL.JPG

 
Mon combat contre la prostitution, Amely-James Koh Bela, Jean-Claude Gawsewitch éditeur, 224p, 2007
 
Vitraulle Mboungou
 
__________________
 
 
Le feuilleton littéraire de Nadia Khouri-Dagher
 
 
 
 
"L’Apprentissage" : un livre délicieux sur Internet, sous forme d’abécédaire, pour dire en 100 mots comment la France adopte ses enfants de migrants. "Lettres persanes" d’aujourd’hui qui seraient écrites par une enfant de migrants, petit manifeste sur la double identité culturelle des Français d’origine étrangère, l’initiative de la journaliste/auteur Nadia Khouri-Dagher a séduit Afrik.com qui a décidé de vous offrir deux mots par semaine. A savourer, en attendant la parution du livre....
 

nadia.jpg


 
________________________
 
Mon commentaire à la page QUARTIER :
 
Je viens de découvrir, un peu par hasard, votre livre en ligne. Félicitations. Je n'ai pas encore tout lu, loin s'en faut, mais déjà pour QUARTIER, je me sens sur la même longueur d'onde. Je vous rejoins tout à fait. J'ai vécu 20 ans dans les bas fonds ("bidonvilles") à Akébé, Libreville - Gabon. A la suite de quoi j'ai écrit : "La joie de vivre en communauté, en Afrique ou en Europe".
C'était tellement bien, que j'y retourne en vacances tous les deux ans!
 
Et ici, en France, je suis souvent et même très souvent dans le 94. J'ai mis en ligne une vidéo que j'ai réalisé le 13 juin 2006 lors de la fête de fin d'année à l'école de Sandra, au Kremlin Bicêtre. Vivre ensemble.
Pour tout de suite, je vais faire de la publicité pour votre "L'APPRENTISSAGE - Petit abécédaire sur la double culture des migrants en France" sur le blog Mouvance Partenia
Encore une fois, félicitations et continuons à informer nos concitoyens : "les quartiers" ne sont pas toujours comme les medias voudraient nous le faire croire !
Gérard Warenghem
Transmis par Hélène Dupont
 

Lyon.JPG

 
Par Maria Mancilla (Rue89)    17H46    09/06/2007
 
Martine Vuaillat a 56 ans. Elle est grand-mère de six enfants et membre du Réseau éducation sans frontière (RESF). Elle visite fréquemment les enfants du Centre de rétention administrative de l’aéroport Lyon-Saint-Exupéry, où sont retenus les étrangers en attente d'expulsion. La semaine dernière, elle y a amené un livre pour enfants: "Au panier". La visite a pris alors une tournure inhabituelle:
Dans ce livre, Henri Menier, l’auteur, cite un extrait de la Déclaration des droits de l’homme: "Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l’intérieur d’un Etat. Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien et de revenir dans son pays."
Une histoire qui a retenu l’attention de cette militante: A l'issue de cette visite mouvementée, Martine Vuaillat a été invitée à ne plus revenir au centre de rétention. Ce qu'elle fera à contre-coeur. Quant à Danielle Gastugue, fondatrice des Editions du Rouergue, éditrice de ce livre, elle a promis d'envoyer ses livres chaque semaine au Centre de Rétention de Saint-Exupery.
 
 

Sans-titre-3.JPG

Une guerre noire 
Enquête sur les origines du génocide rwandais (1959-1994)
Gabriel Peries et  David Servenay
Au printemps 1994, au Rwanda, près d’un million de personnes ont été exterminées en quelques semaines. À un rythme trois fois plus élevé que celui du régime concentrationnaire nazi. Depuis, toute sorte de polémiques agitent le monde intellectuel et médiatique avec une question centrale : quelle est la responsabilité de l’Occident dans cette tragédie ? Est-ce une faillite de l’ONU ? Celle de l’ancien colonisateur, la Belgique ? Ou la faute des parties en présence : une rébellion dure contre un régime dictatorial ? Des États-Unis, qui n’ont pas levé le petit doigt pour arrêter les massacres ? Enfin, dans ce maelström, quel rôle a joué la France, si proche des génocidaires, puis seule puissance à intervenir sur le terrain dans le cadre d’une étrange opération militaro-humanitaire, l’Opération turquoise.
Après quatre ans d’enquête, dans les archives du monde entier, sur le terrain, auprès des militaires français, rwandais et belges, à interroger diplomates et politiques, Gabriel Périès et David Servenay livrent des clefs pour comprendre. À l’aide de témoignages inédits, de documents confidentiels, ils lèvent le voile sur une dimension cachée de ce drame. Des opérations clandestines menées dans le « pré carré » au moment de la décolonisation, en passant par la maîtrise juridique de l’État créé par de Gaulle et le trouble jeu des services secrets de la Ve République, ce livre établit la généalogie de ce qui fut pendant des décennies un véritable savoir-faire de l’armée française : la « guerre révolutionnaire ». Formalisés pendant la guerre d’Indochine et appliqués en Algérie, cette doctrine et ce savoir-faire politico-militaire ont largement inspiré les dispositifs répressifs mis en place dans un grand nombre d’États africains… dont le Rwanda des années 1960. Et ce n’est pas le fruit du hasard si le meilleur élève de la    « guerre révolutionnaire » perpétuera, deux décennies plus tard, le dernier génocide du siècle.
Cette histoire, quasiment inconnue, éclaire d’un jour nouveau la responsabilité de l’État français dans le génocide rwandais.  
Gabriel Périès, docteur en Sciences politiques, est enseignant à l’Institut National des Télécommunications d’Evry. Rattaché au Centre Morris Janowitz / Forces armées et Sécurité de l’IEP de Toulouse, il est l’auteur de nombreux travaux sur les doctrines militaires contre-insurrectionnelles.
David Servenay est reporter à Radio France Internationale depuis dix ans. Auteur de nombreuses enquêtes sur les relations entre la France et l’Afrique, le milieu pétrolier, les affaires de blanchiment et de trafic d’armes, il anime une « session enquête » à l’Ecole supérieure de journalisme de Lille.
 
 
 Transmis par Martine Camara :

1. A quelles méthodes, à quels déguisements la CIA a-t-elle recouru au Venezuela ?
2. Quels autres pays ont été ou seront victimes des mêmes méthodes ?
3. Comment la CIA influence-t-elle notre information quotidienne ?

NOUVEAU LIVRE :


CODE CHAVEZ
CIA contre Venezuela


Eva Golinger

INFOS PRATIQUES : Voir fin de message

Code Chavez
présente des documents secrets de la CIA et d'autres organismes des Etats-Unis, obtenus par l'avocate Eva Golinger. Son investigation passionnante révèle le mode opératoire de la CIA pour déstabiliser et renverser un pouvoir trop indépendant.

Là où le Chili d'Allende avait été assassiné, le Venezuela de Chavez a réussi à résister. Pourtant, Bush, par l'odeur du pétrole alléché, met le paquet : coup d'Etat militaire en 2002, coup d'Etat économique et sabotage en 2003, campagne psychologico-médiatique en 2004, médiamensonges incessants pour préparer une invasion...

Code Chavez
révèle tout : noms des agents, méthodes de financement, couvertures employées (partis, syndicats, «ONG», instituts de «sondage», télés privées...), et les trucs employés pour manipuler l'opinion. Il faut savoir que les mêmes noms, les mêmes «ONG», les mêmes trucs ont été ou sont utilisés en Yougoslavie, Géorgie, Ukraine, Russie ainsi qu'en Afrique et en Amérique Latine.

Code Chavez
: un outil indispensable pour quiconque veut comprendre les méthodes concrètes, aujourd'hui et demain, de la «démocratie made in USA».

DEBUT DE LA PREFACE DE MICHEL COLLON :
Voici le portrait de la pieuvre...
« Il y a 100.000 espions US à travers le monde. » Ce nombre fut longtemps secret. Jusqu'à ce que leur chef, John Negroponte, le révèle publiquement en avril 2006.
(...) Où sont ces 100.000 espions ? Dans les ambassades, bien sûr. 75% des diplomates travaillent pour la CIA, confient certains anciens agents. Mais où sont les autres ? Dans quels pays ? On pense à l'Irak, à l'Afghanistan. Mais quels pays oublie-t-on ? Près de chez nous, peut-être ? Sous quelles couvertures ?

« Code Chavez », le nouveau livre d'Eva Golinger, nous apporte la réponse, très concrète. Dossier bourré de faits et de preuves, ce livre m'a paru précieux, et même carrément indispensable, pour quiconque veut savoir comment on lutte « de l'autre côté »... Il fallait absolument que le public francophone ait lui aussi accès à « Code Chavez ». Car cet ouvrage éclaire trois questions qui vont s'avérer cruciales dans les années à venir :

1. A quelles méthodes, à quels déguisements la CIA a-t-elle recouru au Venezuela ?
2. Quels autres pays ont été ou seront victimes des mêmes méthodes ?
3. Comment la CIA influence-t-elle notre information quotidienne ?


POUR COMMANDER :
286 pages, 20 Euros
Renvoyez dès maintenant ce bon à Vanessa
nessa.kovic@skynet.be

- NOM, PRENOM :
- RUE, NUMERO :
- CODE, VILLE :
- PAYS :

Je commande : ..... exemplaire(s) de " Code Chavez "
Au prix de 20 Euros.
Pensez aussi à l'offrir à vos proches ?

N'oubliez pas d'ajouter le port !
Pour 1 ou 2 exemplaires :
Belgique : 2,5 Euro - Europe : 8 Euros - Suisse : 5 CHF - Autres pays : 11 Euros
France : 3,5 Euro pour un exemplaire !
Quantités supplémentaires: nous consulter.

FRANCE :
J'envoie un chèque à l'adresse de et à l'ordre de :
Vanessa Stojilkovic, 20 rue de l'espérance, 26000 Valence
Je n'oublie pas de communiquer par mail l'adresse de livraison!

BELGIQUE:
Je vire au compte 979 - 6316492-51 de l'asbl In
vestigaction, à Bruxelles
Je n'oublie pas de communiquer par mail l'adresse de livraison!

SUISSE :
Vous pourrez virer sur un compte suisse l'équivalent de 20 euros + 5 CHF pour le port. Nous vous enverrons les données.

AUTRES PAYS D'EUROPE :
Je vire au même compte 979 - 6316492-51 en mentionnant :
CODE IBAN : BE75 9796 3164 9251 CODE SWIFT KBC GEBABEBB

AUTRES CONTINENTS :
Nous vous enverrons les indications.

 

Présentation

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog
web blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus