Mouvance Partenia

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Nous luttons contre la pauvreté et contre l'exclusion, là où nous habitons

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En 2008, rendez vous aussi sur :
http://avenirpartenia.over-blog.com/

 L'ile   aux   fleurs

Petit court métrage sur l'ile aux fleurs..

* Titre : L'Île aux fleurs
* Titre original : Ilha das Flores
* Réalisation : Jorge Furtado
* Scénario : Jorge Furtado
* Production : Nora Goulart et Monica Schmiedt
* Sociétés de production : Giba Assis Brasil / Nora Goulart Casa de Cinema.
* Musique : Geraldo Flach
* Photographie : Sergio Amon et Roberto Henkin
* Montage : Giba Assis Brasil
* Décors : Fiapo Barth
* Pays d'origine : Brésil
* Format : Couleurs - 35 mm
* Genre : Documentaire, court métrage
* Durée : 12 min
* Date de sortie : 1989 (Brésil)
 
 • L'histoire de "L'Ile aux fleurs"
Douze minutes. C’est le temps durant lequel nous suivons le parcours d’une tomate, depuis sa production dans la plantation de M. Suzuki, jusqu’à son point d’arrivée, décharge publique de l’île aux Fleurs. Film pamphlet, systématique et grinçant, ce court métrage dénonce la sous-humanité qu’entraîne l’économie de marché et pointe du doigt les 22 % de Brésiliens qui meurent de faim. Avec une narration mue par une logique implacable et des images chocs, Jorge Furtado impose la réflexion, dans ce film devenu un classique de l’histoire du documentaire brésilien.


 

 




 
 
 
 

Ile aux fleurs
envoyé par painteau
Transmis par Laïla Cassubie :

Une video qui peut être regardée directement à partir de votre ordinateur en cliquant sur le titre :

Mauritanie, le drame des clandestins


Un véritable exode, des milliers de jeunes, des centaines de morts sur les plages. 
Ces immigrés clandestins fuient la misèe et le chômage. Une émission exceptionnelle en Mauritanie
avec Mgr Happe, évêque de Nouakchott, et la paroisse Notre-Dame de Mauritanie où la communauté 
des spiritains accueille ces rescapés de la mort.

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Transmis par Laïla Cassubie

L’« immigration choisie » va encore frapper

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Un an après la « réforme Sarkozy », le gouvernement Fillon veut faire voter un projet de loi contre les étrangers par le Parlement pendant l’été. Ce texte porte de nouveaux coups :
 
  • au regroupement familial (le droit pour un étranger en situation régulière de faire venir sa famille en France
  • à l’asile (le ministère de l’immigration – celui de la lutte contre les migrants – remplace le ministère des affaires étrangères comme tutelle de l’OFPRA)
 
 
Contre le projet de loi Hortefeux, l’UCIJ (Uni-e-s contre une immigration jetable) appelle à
 
manifester dimanche 1er juillet 2007 à Paris
 
 
Départs et cortèges multiples
 
- Mairie du 3e à 15h - Mairie du 10e à 14h30 - Mairie du 11e à 14h30 - Place de Clichy à 14h 30 - Porte de la chapelle à 14h30 - Place des fêtes à 15h Place Gambetta à 15h -                                           
 
Tous convergent pour fusionner à Stalingrad à 17 h 
par la rue de Flandre, puis la rue de Crimée avant des prises de parole.... et de la musique
 
Les migrants ne polluent pas l’identité nationale : ils l’enrichissent
www.contreimmigrationjetable.org
Amely-James Koh Bela :« Mon combat contre la prostitution »
 
samedi 16 juin 2007, 15h24
 
Amely-James-Koh-Bela.jpgAmely-James Koh Bela milite depuis plus de 10 ans contre la prostitution africaine en France et en Europe. Dans son nouvel ouvrage, Mon combat contre la prostitution, publié aux éditions Jean-Claude Gawsewitch, elle dresse un constat terrifiant. Prostitution enfantine, prostitutions féminine et masculine... A travers de nombreux exemples observés sur le terrain, bien souvent au péril de sa vie, elle révèle des pratiques révoltantes et des vérités dérangeantes. Elle répond aux questions d’Afrik.com.
 
Certaines familles africaines vivant en Europe et en France en particulier prostituent des enfants, avec l’accord implicite des parents restés au pays que cet argent fait vivre. Tel est le constat qu’a fait Amely-James Koh Bela, originaire du Cameroun au hasard d’une enquête menée dans le milieu africain de France à la fin des années 1980. Dès lors, cette femme dont le courage n’est plus à démontrer, n’a cessé de se battre à travers son association Label’Vie devenue aujourd’hui Mayina, pour dénoncer cette odieuse exploitation sexuelle de ces enfants scolarisés dans ce pays, patrie des Droits de l’Homme et qui font des « passes » après le goûter et les devoirs. Des enfants mais également des jeunes femmes qui se retrouvent sacrifiés au prétexte d’aider leur famille à sortir de la misère. Grâce à dix ans d’investigations qui l’ont menée de ville en ville, de restaurants en bordels clandestins, très souvent au péril de sa vie, Amely-James Koh Bela a recueilli de nombreux témoignages de proxénètes, clients ou jeunes prostitués, des témoignages à la fois émouvants, bouleversants et troublants qu’elle a consigné dans ce livre qui lui sert de pont pour d’autres projets. Malgré ce sentiment de travail accompli, le combat continue pour cette infatigable battante.
 
Afrik : Pouvez-vous revenir sur la genèse de ce roman ?
Amely-James Koh Bela :Juste après mon arrivé en Europe à la fin des années 1980, j’ai décidé d’écrire un livre, L’enfer au paradis, un message aux jeunes Africains où je leur demandais d’envisager d’autres alternatives que le départ. J’essayais de leur faire comprendre que dans les années 2000 l’Europe se fermerait au Sud et s’ouvrirait à l’Est et qu’il y aurait dès lors toutes sortes de politiques pour qu’ils n’entrent pas. Je voulais qu’ils prennent conscience de cela mais surtout qu’ils comprennent qu’ils ont tout ce qu’il faut sur place pour se développer. Afin de mener ce projet à bien, j’ai décidé de faire une enquête dans le milieu africain de France. C’est ainsi que j’ai rencontré trente associations de trente pays différents. Et c’est en inquêtant dans ce milieu que j’ai découvert le trafic de petits garçons prostitués à domicile. Mon livre n’a pas été publié mais cela m’a permis de découvrir ce problème de la prostitution et d’en faire ma bataille.
 
Afrik : La prostitution des mineurs « dans l’intimité des appartements » est justement un des grands thèmes de ce livre...
Amely-James Koh Bela : C’est l’une des premières choses qui m’a choquée : cette prostitution à domicile des petits garçons de 5 à 10 ans, qui font des passes entre le goûter et leurs devoirs. J’ai assisté à ce type de scène, c’est véritablement cela qui m’a fait réagir. C’est ahurissant que cela puisse arriver aujourd’hui en France, surtout quand on connaît le système social français.
 
Afrik : Justement, de ce fait, on a du mal à imaginer que les adultes autour de l’enfant, ne serait-ce que les maîtresses à l’école, ne parviennent pas à déceler quelque chose...
Amely-James Koh Bela : Les maîtresses ne peuvent pas déceler quoi que ce soit parce que l’enfant est conditionné dès le départ. On lui a fait comprendre que c’était normal, tous les enfants font ça mais qu’il ne faut pas en parler. Quand je rentre dans une maison et qu’un enfant de 8 ans me dit pendant que je parle à sa mère : « ne fait pas du mal à ma maman, si je fais ça c’est pour que mes sœurs viennent, ce n’est pas grave ». A cet âge là, on ne sait pas ce que l’on raconte. Pour tomber sur ces enfants, il faut qu’il y ait un flagrant délit ou que l’enfant parle. A ce propos, je pense que chacun a sa responsabilité, notamment les pouvoirs publics et la Préfecture en particulier. Quand on régularise une femme qui soit disant vit dans un petit HLM et survit en faisant des ménages et que la même femme fait entrer quinze enfants dans le pays qu’elle reconnaît comme étant les siens et qu’on la régularise dans les deux ans, moi je demande des comptes à la Préfecture. Personne ne se pose la question de savoir où sont ces enfants, qu’est ce qu’ils font. Ce qui est vraiment dommage, c’est qu’aujourd’hui des personnes innocentes qui désirent faire venir leurs enfants payent pour ces comportements car elles ont bizarrement droit aux enquêtes sans fin. Puis, il faut dire qu’il y a des personnes qui n’hésitent pas marabouter ces enfants. J’ai eu des témoignages de certaines associations de Paris qui ont eu des enfants maraboutés, complètement traumatisés et effrayés car ils pensaient que s’ils disaient quelque chose, ils allaient devenir fou ou mourir.
 
Afrik : S’agit-il là des choses qui ont été vérifiées car en France et en Occident en générale, beaucoup doutent des pouvoirs des marabouts ?
Amely-James Koh Bela : Je peux citer par exemple le cas de ce garçon qui avait été accueilli par une association de la région parisienne qui a d’ailleurs refusé que je la cite dans mon livre, chose que je regrette vraiment car elle a un vivier d’informations. Elle m’a cité des cas concrets d’enfants qui font des crises énormes de transe la nuit au point qu’il faut au moins quatre adultes pour les maintenir. Elle n’a pas voulu que j’en parle parce que ces enfants ne seraient pas officiellement répertoriés comme des enfants prostitués, et comme ils sont mineurs, il faut les protéger.
 
Afrik : Pourquoi ce livre arrive maintenant ?
Amely-James Koh Bela : Ce second livre est différent du premier qui était le cri de douleur d’une femme, une révolte, un choc, et où je voulais interpeller les consciences et pour se faire j’ai choisi la manière violente, en rapportant les événement comme je les avais vécus durant mes enquêtes. Pour ce dernier livre, il y a donc beaucoup de témoignages sur les différents aspects de ce trafic. J’ai décidé de me mettre à côté et de donner la parole aux « victimes » parce que même les femmes qu’on traite de proxénètes, ont elles-mêmes subi des violences dans leur enfance. Elles sont aussi victimes en quelque sorte de ce système, même les clients sont victimes car ils sont convaincus que l’argent qu’ils donnent nourrit les parents des filles prostituées et non les milieux mafieux du monde. J’ai donc donné ici la parole à tous les acteurs de ce milieu, les proxénètes, les prostituées, les clients, les trafiquants, etc...
 
Afrik : Quelle a été votre démarche pour recueillir les différents témoignages ? Ce n’était pas trop dangereux ?
Amely-James Koh Bela : C’était effectivement très dangereux, j’en parle d’ailleurs dans le livre. Il s’agit en réalité de témoignages que j’ai recueillis lors des enquêtes que j’ai faites à la fin des années 1980 et 1990, j’en ai près de 1000. J’en ai mis une partie dans le premier livre, une autre ici et les autres serviront pour d’autres causes. Beaucoup de ces témoins ne sont plus de ce monde aujourd’hui car j’avais pris des cas vraiment extrêmes, des gens qui portaient en eux les séquelles de ce trafic, par exemple des filles malades du sida en fin de vie, d’autres complètement droguées et d’autres avec des infections très graves, toujours dans cette optique de choquer afin de réveiller les consciences. Aujourd’hui j’ai encore des contacts avec d’autres filles qui restent dans ce milieu. C’est mon plus grand drame à l’heure actuelle, ne pas avoir réussi à les sortir de là parce que finalement, elles n’en sortent jamais. Soit elles deviennent proxénètes elles-mêmes en faisant venir des sœurs qu’elles font travailler à leur compte, soit elles deviennent serveuses dans un bar où elles se font tripoter les fesses, ou alors elles épousent des clients.
 
Afrik : Vous consacrez une grande partie du livre à ce que vous appelez les « mammas ». Qui sont-elles ?
Amely-James Koh Bela : Les « mammas » sont les piliers de ces réseaux. Il faut savoir que les personnes qui organisent ces réseaux de prostitution sont des femmes africaines, il n’y a pas d’hommes. C’est la particularité des réseaux de prostitution africaine. En Afrique, ce sont les femmes qui dirigent tout. Elles gèrent la maison, éduquent les enfants et se débrouillent parallèlement pour tenter de gagner leur vie en faisant notamment des petits commerces. C’est donc naturellement qu’on les retrouve en train de trafiquer. Aujourd’hui lorsqu’on regarde ces femmes proxénètes on peut être choqué par leur comportement mais je voudrais qu’on les regarde autrement. Il faut tenter de les comprendre, comprendre comment on en arrive à vendre son enfant. Souvent elles ont elles-mêmes subies des choses terribles durant leur enfance et elles ne font que les reproduire. La société africaine tolère aujourd’hui ces pratiques parce que les gens sont dans une misère psychologique et économique mais aussi parce que cela vient de l’Homme blanc. Tout ce qui vient du Blanc est toujours beau même la pire des choses. Pour moi, si ces femmes peuvent construire ces réseaux, elles sont également les seules à pouvoir les détruire. C’est pourquoi la sensibilisation au problème de la prostitution passe par ces femmes, elles sont donc pour moi aujourd’hui des véritables partenaires et non des ennemies.
 
Afrik : C’est paradoxale ce que vous dites, surtout lorsqu’on lit cet extrait de votre roman : « les plus grandes violences faites aux femmes en Afrique sont faites par les femmes » ?
Amely-James Koh Bela : Tout est dans l’attitude parce que lors que vous rencontrez l’une de ces femmes et que vous lui dites qu’elle vend une enfant, elle ne comprend même pas ce que vous dites parce que dans sa tête elle est persuadée du contraire. C’est ça le pire. Il s’agit pour elle d’un processus normal de la tradition que la société africaine a toléré. Elle se dit : « j’ai une copine qui est en Europe, je lui envoie ma fille pour qu’elle ait des amants blancs dans l’espoir qu’elle puisse ainsi trouver un mari. Et la copine aide ma fille à s’en sortir, on n’est pas dans la prostitution ». Je suis déjà tombé sur des « mammas » qui me disaient : «proxénétisme, ça veut dire quoi ? Traduit-le moi en langue locale ». Et comme on n’a aucune explication à lui fournir, elle en conclut donc que si ce mot inventé par les Blancs n’existe pas dans nos langues locales, c’est que le proxénétisme n’existe pas. Ces femmes lorsqu’elles donnent leur enfant à un proxénète, considèrent que faire ce geste c’est exécuter la volonté de Dieu parce que l’enfant est venu sur terre pour sauver la famille, autrement il ne serait pas là. Elles sont vraiment dans cette logique. Elles ne ressentent aucune culpabilité parce qu’elles ne pensent pas faire quelque chose de mal, au contraire il s’agit pour elles d’un geste maternel, d’amour : elles aident leurs enfants à rencontrer un Blanc qui pourrait les épouser et aider ainsi leurs frères et sœurs à venir en France ou en Europe.
 
Afrik : Vous parlez également du manque de soutien des certaines associations et ONG à votre égard. Comment l’expliquez-vous ?
Amely-James Koh Bela : J’ai effectivement souffert du manque de soutien de certaines associations de femmes qui ont mis en doute mes affirmations, juste par ignorance de ce problème ou parce qu’ils ne l’ont jamais vu. Heureusement beaucoup d’autres m’ont soutenu pendant toutes ces années. Au cours de certaines conférences, des femmes africaines sont venues à mon secours en disant à ces associations : « on vous interdit de dire qu’elle ment parce que c’est elle qui est dans la vérité que vous ne connaissez pas. Nos filles, lorsqu’elles viennent vous voir, il y a des choses qu’elles ne vous diront pas et qu’elles lui diront à elle, car vous n’avez pas la bonne couleur et aussi parce qu’elles la connaissent. Ce qu’elle dit, c’est vrai. Ce que nous ne voulons pas c’est qu’elle le dise en public. »
 
Afrik : Vous évoquez aussi le phénomène plus marginal semble-t-il des jeunes prostitués africains ?
Amely-James Koh Bela : Il n’est pas si marginal que cela parce qu’il est actuellement en plein boom. C’est juste que les gens n’y font pas attention. Ce phénomène constitue le moyen le plus facile pour les hommes mariés et parfois pères de famille, des étudiants, hétérosexuels ou non de se faire beaucoup d’argent aussi bien de manière occasionnelle que régulière. C’est un phénomène devenu très banal. Certains sont conscient et assument parfaitement ce qu’ils font, alors que d’autres refusent de le faire et considèrent qu’il s’agit juste d’un accident de parcours et se cachent.
 
Afrik : Dans ce roman, vous mettez surtout en garde les jeunes femmes africaines contre le danger des sites de rencontre sur Internet que vous qualifiez « d’armes de destruction massive »?
Amely-James Koh Bela : Pour moi Internet tel qu’il est utilisé aujourd’hui est une arme de destruction massive. Beaucoup de jeunes femmes africaines se connectent sur ces sites où en à peine deux minutes, elles vont dévoiler leurs organes génitaux à des inconnus, juste parce qu’il s’agit d’hommes blancs qui leur promettent monts et merveilles. J’ai rencontré trop de filles qui ont été piégées ainsi, elles ont envoyé des photos d’elles nues à des inconnus qui sont partis les vendre. Aujourd’hui les proxénètes se mettent aussi au multimédia, ils utilisent la High-Tech pour leur bizness. Je demande aussi aux filles de respecter certaines valeurs, si elles commencent à se brader ainsi en livrant leur intimité après une minute de connexion sur Internet, aucun homme ne pourra les respecter. Si aujourd’hui ces hommes leur crachent, leur pissent dessus, bref n’ont aucune considération pour elles, c’est parce qu’elles ne leur ont donné aucune raison de les respecter. Mon but est avant tout de leur expliquer qu’Internet est un véritable nid de personnes très dangereuses. Nous avons à ce propos un grand projet qui s’appelle « Internet autrement » ; nous allons discuter avec tous les jeunes dans tous les pays subsahariens pour leur montrer qu’on peut utiliser Internet autrement.
 
Afrik : Maintenant que ce livre est sorti, quels sont vos projets à venir ? On suppose que le combat continue, que vous n’allez pas vous arrêtez là...
Amely-James Koh Bela : Effectivement, le combat continue jusqu’au bout, je ne lâcherai pas. Ce livre était pour moi un pont. Ce livre dépasse aujourd’hui le domaine de la prostitution dans la mesure où on est vraiment dans un combat identitaire. Je passe de la prostitution aux conditions d’immigration des Africains parce qu’aujourd’hui la prostitution est seulement une conséquence de la situation africaine. Beaucoup de personnes partent du continent en espérant gagner dignement leur vie en Europe, mais une fois ici elles se retrouvent dans ce milieu sans vraiment le vouloir. Avec mon association Mayina, on va donc faire un bon pour tout simplement montrer qu’il ne suffit pas de traiter les conséquences mais il faut aussi voir les causes en utilisant par exemple nos traditions, nos cultures. Voir dans nos cultures ce qui nous prédispose dès le plus jeune âge à ces comportements. Dès lors qu’on aura réglé ces problèmes, l’africain pourra alors peut-être changer l’image qu’il a de lui-même, avoir confiance en lui. Le but de ce livre est d’amener les africains à avoir une autre image d’eux-mêmes qui ne soit pas dévalorisante et surtout d’amener les Européens à voir l’Afrique autrement qu’un continent de malheureux, d’incapables, de personnes qu’il faut aider tout le temps. Il sert aussi à dire aux jeunes Africains que l’Afrique a de l’argent, qu’elle est riche, s’ils veulent partir qu’ils préparent bien leur voyage afin de ne pas tomber dans ces réseaux de prostitution ou alors qu’ils restent et tenter de faire avancer les choses sur place. Voilà donc mes combats à venir, repositionner l’image de l’Africain et de l’Afrique dans le monde, changer l’image que les Européens ont de l’Afrique, amener ainsi des prises de conscience chez des Africains qui vont leur permettre de penser d’une nouvelle façon. Il faut miser sur les femmes en premier parce que je l’ai dis au début, ce sont elles qui tiennent ce continent. Le but ultime est de créer de véritables réussites africaines qui seront fêtées, médiatisées, pour montrer à tous sur le continent que nous pouvons réussir. Il y a également un autre grand projet avec les enfants à travers le continent et pleins d’autres choses après.
 
Afrik : Vous allez mener ces combats à travers votre association Mayina ? Pouvez-vous nous dire quelques mots à propos de cette association dont vous venez de changer de nom ?
Amely-James Koh Bela : L’association qui s’appelait auparavant Label’Vie porte désormais le nom de Mayina qui veut dire en langue Boulou, une langue Bantou du Sud et Centre du Cameroun mais qu’on trouve aussi dans la forêt équatoriale en Afrique centrale, « Je veux que ». C’est au sein de cette association où il y a une grande équipe que nous avons décidé de dérouler ces projets dont je viens de vous parlez.
 

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Mon combat contre la prostitution, Amely-James Koh Bela, Jean-Claude Gawsewitch éditeur, 224p, 2007
 
Vitraulle Mboungou
 
__________________
 
 

Les Réseaux des Parvis
Une fédération qui réunit 49 associations de Chrétiens en liberté pour d'autres visages d'Eglise.

Le numéro 34 de la revue est sorti  ...

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Vous y trouverez le résultat de noutre journée de réflexion du 10 mars dernier : "La précarité ne se gère pas, elle se combat !" 

Vous pouvez voir une video sur cette rencontre en cliquant sur :

http://www.dailymotion.com/video/x1fkek_la-precarite-se-combat 

 

 G.W.

Transmis par Laïla,  depuis la  Guadeloupe

Témoignage du voyage d'un clandestin entre Haïti et la Guadeloupe
 
J'ai été particulièrement touchée par une jeune femme que j'ai reçu hier à notre association. Elle m'a raconté en pleurant à chaudes larmes les conditions de transport clandestin entre Haïti et la Guadeloupe qu'elle a du affronter, alors enceinte de 7 mois.
Comment après avoir pu payer grâce à l'aide de sa famille des passeurs, de La Dominique après être passée par St Domingue, elle a été transportée dans une frêle embarcation jusqu'en Guadeloupe. Débarquée de nuit, après 6 h de traversée, dans une crique rocheuse, elle a du marcher dans l'eau jusqu'à la poitrine, sur des "cailles" dans la nuit. Puis ensuite marcher plusieurs heures sur des sentiers en pleine forêt avec la peur au ventre et la fatigue. Puis être transbordée en voiture jusqu'à son lieu d'hébergement. Cela lui a coûté 1 200 dollars américain.
Sa demande de titre de séjour lui a été refusée. Elle doit faire appel de la décision d'autant plus que sa famille dont son père vit en Guadeloupe et sont en situation régulière.
Elle m'a aussi raconter les menaces qui pesaient sur elle alors qu'elle était en Haïti car le père de son enfant (avec qui elle ne vivait d'ailleurs plus) était un militant. Des hommes en arme avaient débarqué chez sa mère où elle vivait et avec sa mère elle avait été obligée de fuir.
Mais aussi quelle espoir de vivre en paix elle espérait avec son enfant trouver en Guadeloupe où elle avait passer d'ailleurs une partie de son enfance.
Laïla
 
 

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Nous sommes plusieurs, de la Mouvance Partenia, 
à militer à Amnesty International ou à l’ACAT.
 
Les propos du cardinal Renato Martino, président du conseil pontifical Justice et Paix, suscitent beaucoup de réactions.
En voici trois.


 
AMNESTY INTERNATIONAL
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Index AI : POL 30/012/2007 (Public)
Bulletin n° : 110
ÉFAI
14 juin 2007

Amnesty International défend la possibilité d'avorter pour les femmes en danger

Amnesty International s'est clairement prononcée ce jeudi 14 juin en faveur du droit des femmes et des jeunes filles à ne pas subir de menaces ni de contraintes lorsqu'elles exercent leurs droits sexuels et reproductifs.

Amnesty International a réagi vivement aux propos du cardinal Renato Martino, président du conseil pontifical Justice et Paix, qui a déclaré que le Vatican cesserait de financer Amnesty International. «Nous n'acceptons aucune subvention du Vatican ni d'aucun autre État pour les actions que nous menons contre les violations des droits humains», a déclaré Kate Gilmore, secrétaire générale adjointe d'Amnesty International.

«Partout dans le monde, des millions de personnes de confessions différentes et aux croyances diverses font individuellement des dons à Amnesty International, a ajouté Kate Gilmore. Parmi ces dons, nous sommes heureux de recevoir ceux de personnes de confession catholique. Nous espérons que les gens du monde entier qui ont des convictions continueront de soutenir activement le combat d'Amnesty International contre la torture, contre la peine de mort, et en faveur d'une bonne administration de la justice y compris pour les femmes et les jeunes filles.»

Défendant le droit des femmes à l'intégrité physique et mentale lorsqu'elles sont exposées à des violations graves de leurs droits fondamentaux, Amnesty International s'est récemment intéressée à certains aspects de l'avortement dans le cadre de sa politique plus vaste relative aux droits sexuels et reproductifs. Ces nouveaux aspects de sa politique n'ont pas amené Amnesty International à promouvoir l'avortement en tant que droit universel ; l'organisation n'approuve ni ne réprouve l'avortement.

«La position d'Amnesty International n'est pas de dire que l'avortement est un droit mais de soutenir le droit des femmes à ne pas être terrorisées, menacées et contraintes quand elles font face aux conséquences d'un viol ou d'autres violations graves des droits humains», a clarifié Kate Gilmore.

Hier, le cardinal Martino, à l'occasion d'une interview, a invité les catholiques à cesser de soutenir Amnesty International, affirmant que l'organisation de défense des droits humains promouvait le droit à l'avortement. Cependant, tout en s'opposant de longue date à l'avortement forcé, Amnesty International a en fait pour position de soutenir la dépénalisation de l'avortement, de veiller à ce que les femmes puissent bénéficier de soins médicaux lorsque des complications surviennent à la suite d'un avortement, et de défendre la possibilité pour les femmes d'avorter en respectant un délai maximum raisonnable lorsque leur santé ou leurs droits humains sont en danger.

«Amnesty International est aux côtés des victimes de violations des droits humains. Notre politique traduit notre obligation de manifester notre solidarité, en tant que mouvement de défense des droits humains, avec, par exemple, la femme du Darfour, enceinte après un viol commis par l'ennemi et que son entourage accable d'un opprobre d'autant plus fort», a déclaré Kate Gilmore.

«Notre mouvement entend protéger tous les citoyens, y compris les croyants, mais nous n'imposons pas de croyance. Nous avons pour but de défendre les droits humains, et non telle ou telle théologie. Nous nous référons à des articles de loi et nous respectons les États, sans invoquer Dieu. Il se peut que, parfois, le système laïque de défense des droits humains soutenu par Amnesty International converge parfaitement avec les points de vue des tenants de certaines confessions ; mais cette convergence ne se produit pas toujours.»

Amnesty International a exhorté l'Église catholique à ne pas se détourner des souffrances infligées à certaines femmes du fait de violences sexuelles ; l'organisation a demandé à la hiérarchie catholique de prôner la tolérance et le respect de la liberté d'expression pour l'ensemble du mouvement de défense des droits humains dont Amnesty International fait partie, de même qu'Amnesty International va continuer à défendre la liberté de religion.

/FIN
Document public
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Pour obtenir de plus amples informations, veuillez contacter le Service de presse d'Amnesty International à Londres, au +44 20 7413 5566
Amnesty International, 1 Easton St., Londres WC1X 0DW. Site :
http://www.amnesty.org
 
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Point de vue
Croisade contre Amnesty International, par Guy Aurenche
LE MONDE | 21.06.07 | 14h17
 
Guy Aurenche, avocat, est président d'honneur de la Fédération internationale de l'action des chrétiens pour l'abolition de la torture.
Article paru dans l'édition du 22.06.07.
 
 
Quelle mouche a piqué le conseil pontifical Justice et Paix, qui invitait récemment les catholiques du monde entier à ne plus financer Amnesty International ?
Avant de répondre à cette question, c'est aux victimes que je pense. Les voici doublement atteintes. D'abord par la répression, la torture, ou les injustices qu'elles subissent. Ensuite par l'absence de soutien financier à une organisation non gouvernementale dont le mérite est par ailleurs reconnu par la Commission romaine.
Le motif avancé pour justifier une telle croisade, aux conséquences dramatiques, est celui du soutien qu'Amnesty International apporterait à l'avortement. Une telle position ne facilite pas la réflexion sur la difficile question de l'interruption volontaire de grossesse.
Chacun a le droit, Rome en premier, d'être contre l'avortement. Mais il est pernicieux de ne pas faire la distinction entre le souhait de voir l'avortement ne plus être pénalisé, et la promotion active de l'avortement. Amnesty International n'a jamais adopté une telle démarche. Placée au coeur des violences extrêmes, y compris des agressions sexuelles, l'organisation se doit de réfléchir à l'hypothèse d'une intervention pour interrompre une grossesse née dans une situation de totale violence et d'absence de liberté. Faut-il pénaliser la victime des conséquences d'une agression subie et d'une humiliation définitive ?
ATTITUDE RIGIDE
Justice et Paix, par cette position inacceptable, empêche de mettre l'accent sur une dérive (en tout cas à mes yeux) qui consiste à transformer une législation initiale d'aide aux femmes jetées dans la détresse en un droit impératif à l'avortement pour pallier les désordres sexuels ! Justice et Paix, qui a pour mission d'inviter les catholiques à réfléchir sainement, eût été mieux avisée de poser le problème sans condamner.
Hélas, il est impossible de ne pas voir dans cette attitude rigide au regard de l'annonce d'un Evangile d'amour le sectarisme de certains mouvements "pro-life" (anti-avortement) qui ne reculent devant aucun moyen pour imposer leur vérité dogmatique. Il est regrettable que l'organe romain chargé de la défense de la justice, de la paix et des droits humains n'ait pas su résister à un tel esprit de croisade !
Enfin, et comme catholique engagé, avec des millions d'autres, dans la promotion de la dignité humaine, je suis scandalisé de voir l'annonce de la Bonne Nouvelle de l'amour de Dieu être défigurée et devenir inaudible pour nos sociétés. Au coeur des débats bioéthiques, notre monde a besoin de l'éclairage évangélique. Celui-ci est invitation à protéger la vie donnée et reçue, au coeur des difficultés de l'aventure humaine.
 
 L'Evangile suppose une démarche attentive et amoureuse d'accompagnement au coeur des drames humains. Une Bonne Nouvelle ne peut pas être exprimée en termes de condamnation, ni boycott. La croisade serait-elle de retour ?
 
 
 
___________________
 
 
 
Monique Chomel a quitté il y a quelques mois la Rédaction des Réseaux des Parvis, juste après avoir atteint ses 80 ans. Mais elle continue à être proche, et vient nous aider pour les relectures. C'est une vieille militante, très tonique.
 
 
Voici la lettre que mon mari et moi-même avons envoyée à notre évêque. Nous l'avons envoyée à beaucoup d'amis ou connaissances en leur demandant de l'envoyer à leur évêque ou d'en écrire une autre :
 
Juin 2007
 
Père ,
 
Nous avons été révoltés par l’appel aux catholiques du Cardinal Renato Martino, Président du Conseil Pontifical Justice et Paix, leur enjoignant de ne plus contribuer financièrement à Amnesty International au motif que cette association a décidé de faire valoir la possibilité d’une interruption de grossesse pour les femmes victimes de viol et celles dont la vie est mise en danger par leur grossesse.
 
Nous sommes tristes de n’avoir pas encore entendu ou lu une réserve de l’épiscopat français sur ce texte. Ce message d’inhumanité contribuera à vider les églises ; il est d’ailleurs contestable sur le plan de la doctrine la plus classique en ne respectant pas la notion du « moindre mal » ; enfin, en assortissant son point de vue d’une agression odieuse contre Amnesty International, le Cardinal Martino ne peut que conduire les catholiques à se placer sur le même plan et à compenser le dommage causé à cette association en lui transférant ce qu’ils versent actuellement au denier de l’Eglise…
 
Nous vivons aujourd’hui une version contemporaine de la parabole du Bon Samaritain. « Une femme gisait inconsciente et ensanglantée sur le bord d’une route, elle venait de subir le viol collectif de soudards. Passe un Cardinal de l’Eglise romaine qui se rendait dans la Capitale du pays pour présider un congrès. Il voit la femme et dit : Prends pitié d’elle Seigneur, et efface ses nombreux péchés. Passe un Evêque du pays qui regarde et se dit : encore une ! Passe un membre d’Amnesty ; il s’arrête, essuie tendrement le sang qui la maculait, la prend dans ses bras et l’allonge à l’arrière de sa voiture pour l’emmener à l’hôpital le plus proche où sera fait ce qui doit l’être dans ce cas. Lequel des trois…. Vous connaissez la suite.
 
Nous attendons, Père, votre réponse à cette lettre avant de lui donner la suite qu’elle appelle.
Avec notre profond respect.
 
 
Transmis par Christiane & Paul REGUER

       N'acceptons pas l'inacceptable !

 13 Juin 2007  
   
   Bonsoir toutes et tous,
   
   Pour les familles de sans-papiers les jours se suivent et se ressemblent
   dans l'horreur. Ceux qui reçoivent les informations de cette excellente
   association qu'est "Réseau d'éducation sans frontières" ont pu
   constater que depuis les élections présidentielles, les "rafleurs" ne chôment
   pas...
   
   Je ne sais pas si vous avez entendus parler de Jacques, enfant de 4 ans1/2,
   qui est resté sans nouvelles de ses parents pendant 2 jours. Après les
   avoir enfermés dans un centre de rétention, aucun responsable de la
   préfecture n'avait pris la peine de d'avertir ni la famille, ni l'école
   maternelle (dans le 19ème à Paris)...
   
   Aujourd'hui, cela fait 14 jours que Fengzhaï et Clément sont sans leur
   mère, 13 jours que Peng et Emilie sont sans leur père... Et les exemples
   ne manquent pas...
   
   Que diriez-vous de bombarder massivement de fax et mails le cabinet du
   nouveau préfet de police, pour dire que nous n'acceptons pas l'inacceptable
   ?...
   
   Alors, on y va ?...
   
   Pour vous rendre l'acte aussi simple que possible, je vous propose de
   faxer ou mailer le texte suivant :
   
   Monsieur le Préfet de Police,
   
   La Préfecture de Police a-t-elle décidé de se lancer dans la fabrique
   à orphelins ?  
  14ème jour sans leur mère pour Fengzhaï et Clément   
  13ème jour sans leur père pour Peng et Emilie
   chaque jour est un jour de trop !
   
   Je n'accepte pas l'inacceptable.
   
   Prénom et nom*
   
   si vous avez le temps pour un peu plus de littérature, allez-y, mais en
   restant poli, et en évitant les insultes...
 
   le fax : 01 53 71 67 32 ou 01 53 71 67 23 ou 01 53 71 55 13
   mail : cabcom.prefecturepoliceparis@interieur.gouv.fr



"Pendant la campagne électorale, Nicolas Sarkozy avait promis la rupture dans la politique africaine de la France. Et force est de constater que dans cette affaire la rupture est là".

Pourvu que ça dure ...


France-Djibouti
La mort du juge Borrel : une affaire criminelle
 

juge-borrel.JPG



Nicolas Sarkozy (g) a reçu ce mardi 19 juin 2007 la veuve du juge Bernard Borrel.
(Photo : Reuters)
Le procureur de la République de Paris, Jean-Claude Marin, a confirmé mardi soir dans un communiqué l'origine criminelle de la mort du juge français Bernard Borrel en 1995 à Djibouti. Cette confirmation officielle, réclamée par la juge Sophie Clément chargée de l'enquête, est intervenue après que la veuve du magistrat eut été reçue mardi par le président français Nicolas Sarkozy qui s'est engagé, selon l'un des avocats d'Elisabeth Borrel, à l'aider dans ce dossier qui prend des allures d'affaire d'Etat. Elisabeth Borrel a exprimé sa satisfaction après un entretien avec le président français, le premier à ce niveau dans une affaire qui trouble les relations entre Paris et son ancienne colonie de la Corne de l'Afrique.

Pendant la campagne électorale, Nicolas Sarkozy avait promis la rupture dans la politique africaine de la France. Et force est de constater que dans cette affaire la rupture est là.
Alors qu'en 12 ans, la veuve du juge assassiné n'a jamais pu être reçue ni à l'Elysée, ni par un ministre de la Justice, elle a pu s'entretenir, mardi 19 juin, pendant plus d'un quart d'heure, avec le président de la République, juste avant l'annonce du nouveau gouvernement.
Alors que, selon ses propres termes d'Elisabeth Borrel, pendant 12 ans, elle a dû faire face au cynisme de Jacques Chirac, elle affirme avoir trouvé en Nicolas Sarkozy un interlocuteur attentif, qui ne s'opposera pas à la manifestation de la vérité.
Reste maintenant à concrétiser cette bonne volonté par des actes. Tout d'abord, en déclassifiant un certain nombre de documents qui pourraient permettre de faire toute la lumière sur l'assassinat de Bernard Borrel à Djibouti. Ensuite, en demandant à la Cour internationale de Justice d'entendre Madame Borrel comme témoin. La demande ne peut venir que d'un Etat.
Enfin, Elisabeth Borrel a redemandé, ce mardi, à ce que le parquet publie un communiqué indiquant que le dossier d'instruction de l'affaire Borrel est bien une affaire criminelle, ce qui tordrait définitivement le cou à l'hypothèse du suicide.
Mardi soir, le procureur de la République de Paris, Jean-Claude Marin, a confirmé dans un communiqué l'origine criminelle de la mort du juge français Bernard Borrel dont le corps avait été retrouvé en 1995 au bas d'un ravin à Djibouti.
 
Transmis par Ernest Deiss et par Jean Jacques Branchu
 
 
Pétition pour que ne soit pas supprimée la seule  (ou presque) émission de télévision qui exerce la critique de la télévision !
 
 
 
A diffuser sans modération
 
 

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